Grand Prix d’Italie à Monza : les records ne suffisent pas à raconter le « Temple de la vitesse ». Le circuit a aussi gardé des images qui résument une émotion collective, une première victoire inattendue ou la force symbolique de Ferrari à domicile. Cette sélection de sept moments relie les pilotes, les écuries et les tifosi à travers près de trois décennies.
Le point de départ est la sélection publiée par Formula 1 le 31 août 2026. Nous la replaçons dans son contexte, sans reprendre son texte : résultats officiels, circonstances sportives et portée de chaque scène permettent de comprendre pourquoi Monza ne se résume jamais à ses longues lignes droites.
Sommaire
Grand Prix d’Italie à Monza : sept façons de le marquer
Monza a accueilli tous les Grands Prix d’Italie de Formule 1 depuis 1950, sauf une édition. Son tracé de 5,793 km, ses chicanes et ses lignes droites créent une tension particulière : la vitesse favorise les dépassements, mais réduit aussi le temps laissé à l’erreur. La fiche historique officielle du circuit de Monza rappelle aussi la présence du banking préservé, visible autour de la Parabolica.
Les sept scènes ci-dessous ne forment donc pas un palmarès des meilleures courses. Elles offrent plutôt une lecture de l’identité du Grand Prix d’Italie à Monza : une victoire Ferrari peut y devenir un fait de culture populaire ; une équipe plus modeste peut y bouleverser l’ordre établi ; une arrivée hors piste peut suffire à faire entrer un pilote dans l’imaginaire rouge.
1. Leclerc et la ferveur rouge de 2019
Le 8 septembre 2019, Charles Leclerc offre à Ferrari une victoire à Monza qui avait échappé à la Scuderia depuis 2010. Le résultat officiel place le Monégasque devant Valtteri Bottas, à 0,835 seconde, puis Lewis Hamilton. La feuille de course F1 confirme les 53 tours et le chrono de 1 h 15 min 26 s 665.
Le contexte explique la résonance du moment. Leclerc arrivait d’une première victoire à Spa une semaine plus tôt ; à Monza, il a résisté à Hamilton puis à Bottas dans les derniers tours. Le compte rendu officiel de la course 2019 souligne ce duel avec les deux Mercedes. À domicile, la victoire a fait de lui davantage qu’un jeune vainqueur : le visage d’une possibilité retrouvée pour les tifosi.
C’est aussi une bonne porte d’entrée vers le lien singulier entre Ferrari et ses héros. L’hommage récent à la livrée Ferrari inspirée de Schumacher à Monza montre que la mémoire du public italien se nourrit autant d’images que de statistiques.
2. Schumacher, une victoire et des larmes en 2000
Le 10 septembre 2000, Michael Schumacher gagne devant Mika Häkkinen et son frère Ralf. Selon le résultat officiel du Grand Prix d’Italie 2000, il couvre les 53 tours en 1 h 27 min 31 s 638. Cette 41e victoire en F1 lui permet d’égaler le total alors détenu par Ayrton Senna.
Le chiffre aurait pu rester froid. Il devient au contraire l’un des instants les plus humains du circuit lorsque Schumacher est submergé par l’émotion en conférence de presse après avoir été interrogé sur ce parallèle avec Senna. Cette séquence ne raconte pas seulement une bataille pour le championnat 2000 : elle montre ce qu’un record peut peser quand il rejoint la mémoire d’un rival disparu.
Monza est ainsi l’un des lieux où la carrière de Schumacher chez Ferrari prend une dimension sentimentale, à côté de ses débuts beaucoup plus bruts. Pour retrouver l’autre extrémité de son parcours, notre récit de ses débuts à Spa en 1991 rappelle à quel point le pilote avait parcouru du chemin avant cette journée italienne.
3. Ferrari fête ses 90 ans loin de la piste
Le même week-end de 2019, Ferrari choisit Milan pour fêter son 90e anniversaire. Le 4 septembre, Piazza Duomo accueille Leclerc, Sebastian Vettel, d’anciens pilotes et des responsables de la marque. L’article source de Formula 1 décrit une place rouge de supporters et replace ce rendez-vous dans la semaine du Grand Prix.
Cette scène mérite sa place parce qu’elle élargit le périmètre de Monza. Le Grand Prix d’Italie à Monza ne vit pas seulement entre les grillages du parc royal : il transforme la région en espace Ferrari. Le succès de Leclerc quatre jours plus tard n’a pas créé cette ferveur ; il l’a concentrée et lui a donné une image sportive durable.
4. Gasly, la course vide qui change tout en 2020
Le Grand Prix 2020 se déroule à huis clos, une exception qui rend l’exploit de Pierre Gasly encore plus étrange à regarder rétrospectivement. Sans tribunes pleines, le Français gagne avec AlphaTauri devant Carlos Sainz et Lance Stroll : sa première victoire en Formule 1. Le rapport officiel de la course détaille la pénalité stop-and-go infligée à Lewis Hamilton après son passage dans une voie des stands fermée, puis le drapeau rouge provoqué par l’accident de Leclerc.
Il serait injuste de réduire le succès de Gasly au chaos. Après le redémarrage, il doit contenir Sainz jusqu’au drapeau à damier, dans une course où la moindre aspiration compte. La victoire vaut surtout comme revanche sportive pour un pilote revenu de Toro Rosso après une première moitié de saison difficile chez Red Bull. Monza a permis à une équipe italienne de second rang de retrouver le scénario qu’elle avait connu douze ans plus tôt.
5. Vettel, la pluie et le choc Toro Rosso de 2008
Le 14 septembre 2008, Sebastian Vettel signe d’abord une pole position surprenante sous la pluie, puis remporte la course avec Toro Rosso. Les résultats 2008 de Formula 1 inscrivent bien Vettel vainqueur en Italie, après 53 tours, devant Heikki Kovalainen et Robert Kubica. C’est sa première victoire, et la première de la petite équipe basée à Faenza.
Ce résultat est resté un modèle de week-end parfaitement exécuté par une structure qui n’était pas censée jouer la gagne. La pluie a redistribué les cartes, mais elle ne remplace ni la pole ni la maîtrise du dimanche. Douze ans plus tard, Gasly donnera à l’équipe devenue AlphaTauri une autre première victoire à Monza : un étonnant fil rouge pour les « autres » équipes italiennes.

6. Ricciardo redonne à McLaren un doublé en 2021
Daniel Ricciardo trouve à Monza une victoire qui relance son histoire avec McLaren. Le classement officiel du Grand Prix d’Italie 2021 le donne vainqueur devant Lando Norris, tandis que Valtteri Bottas complète le podium. Ricciardo signe aussi le meilleur tour, ce qui porte son total à 26 points sur ce week-end.
Le doublé n’est pas une opportunité tombée du ciel : Ricciardo prend la tête au départ et la conserve, malgré la pression née des incidents entre Max Verstappen et Lewis Hamilton. Le récit officiel de la course rappelle la nature historique du 1-2 McLaren. Après 1 204 jours sans succès, l’Australien peut à nouveau célébrer son fameux « shoey » sur le podium.
7. Hamilton arrive en rouge, déjà dans le décor de Monza
En 2025, Lewis Hamilton aborde son premier Grand Prix d’Italie comme pilote Ferrari. Son arrivée au circuit sur une moto décorée aux couleurs italiennes, relevée par Formula 1 dans la sélection source, ne vaut pas une victoire. Elle saisit toutefois immédiatement le code du lieu : à Monza, le pilote Ferrari est attendu aussi dans la manière dont il entre en scène.
Hamilton termine cette course à la sixième place, mais l’image reste. Elle met en évidence la différence entre un événement de championnat et une mémoire de Grand Prix : certaines scènes gagnent leur place parce qu’elles matérialisent une nouvelle relation entre un pilote, une équipe et un public. L’actualité 2026 autour de Kimi Antonelli à Monza prolonge cette question de l’état d’esprit exigé par le rendez-vous italien.

Ce que ces scènes racontent de Monza
Les sept moments n’ont pas le même statut. Schumacher, Leclerc, Vettel, Gasly et Ricciardo sont des vainqueurs ; Ferrari 90 et l’arrivée de Hamilton sont des scènes de culture. Les rapprocher permet justement de saisir ce qui rend Monza différent : la compétition est indissociable d’un récit populaire dont Ferrari est le centre de gravité, même lorsque Ferrari ne gagne pas.
L’autre leçon est l’ouverture du circuit à l’inattendu. Vettel puis Gasly ont gagné avec la deuxième équipe italienne, loin de la hiérarchie prévue. Les victoires de Leclerc et Schumacher montrent l’effet inverse : lorsqu’une Ferrari s’impose ici, le public donne au résultat une portée qui dépasse les 25 ou 10 points alors en jeu. Cette émotion rend aussi les échecs plus visibles, comme l’illustre notre sélection des désillusions de pilotes à domicile.
Questions fréquentes sur les grands moments de Monza
Quand Charles Leclerc a-t-il gagné à Monza avec Ferrari ?
Charles Leclerc a remporté le Grand Prix d’Italie 2019, le 8 septembre, devant Valtteri Bottas et Lewis Hamilton. C’était sa deuxième victoire en Formule 1 et la première de Ferrari à Monza depuis 2010.
Pourquoi la victoire de Vettel en 2008 est-elle si marquante ?
Sebastian Vettel a offert à Toro Rosso sa première pole position et sa première victoire. La performance sous la pluie puis en course a bouleversé la hiérarchie attendue et annonçait la trajectoire du futur quadruple champion du monde.
Pierre Gasly a-t-il décroché sa première victoire à Monza ?
Oui. Pierre Gasly a gagné le Grand Prix d’Italie 2020 avec AlphaTauri. Il a résisté au retour de Carlos Sainz dans une course disputée à huis clos et interrompue par un drapeau rouge.
À retenir
Grand Prix d’Italie à Monza est un rendez-vous où une même ligne d’arrivée peut changer de sens selon celui qui la franchit. Leclerc y a rassemblé les tifosi ; Schumacher y a laissé paraître son émotion ; Vettel et Gasly y ont transformé des équipes outsiders en vainqueurs ; Ricciardo y a relancé McLaren. Ferrari y a fêté ses 90 ans et Hamilton y a pris la mesure d’un nouvel uniforme rouge.
Cette sélection ne prétend pas épuiser l’histoire du circuit. Elle offre sept repères vérifiables pour suivre l’édition suivante avec une idée simple : à Monza, la course compte toujours, mais l’image qui lui survit peut compter autant. Sources principales : Formula 1 pour les résultats et les comptes rendus ; la source, l’autrice et la licence de la photographie réelle sont affichées sous l’image. Les deux autres visuels sont des créations éditoriales originales générées par IA pour F1 Univers.