Les commissaires FIA ont été de nouveau au centre du débat après le Grand Prix des Pays-Bas. À Buenos Aires, Mohammed Ben Sulayem a défendu leur impartialité après les pénalités infligées à Franco Colapinto et Arvid Lindblad à Zandvoort. Le président de la fédération a promis d’écouter Colapinto, de poursuivre la formation des officiels et de rappeler une règle simple : les commissaires peuvent être sévères, mais ils doivent être justes. Cette séquence appelle aussi à séparer la contestation d’une décision, qui est légitime, des attaques personnelles et du harcèlement.
Sommaire
Commissaires FIA : les pénalités de Zandvoort
Franco Colapinto et Arvid Lindblad ont reçu des drive through après des dépassements sous drapeaux jaunes, dans les instants qui ont suivi l’accident de Max Verstappen. Les deux pilotes ont contesté ces sanctions. La discussion s’est ensuite déplacée des faits de course vers l’intégrité même des commissaires, notamment après la publication d’un responsable d’un sponsor de Colapinto, retirée depuis.
Cette bascule est le point crucial. Une pénalité peut être débattue au regard de la réglementation, des images et des précédents. Mettre en doute, sans preuve, l’honnêteté de personnes nommées pour appliquer les règles est d’une autre nature. La FIA a condamné les attaques en ligne après l’épreuve ; Alpine s’est pour sa part dissociée des accusations externes.
Ce que Ben Sulayem a déclaré
Interrogé lors du Congrès américain de la FIA à Buenos Aires, Mohammed Ben Sulayem a rejeté l’idée d’un parti pris envers une nationalité ou un pilote. Il a indiqué vouloir parler directement à Colapinto, entendre sa position et examiner le débat. Le propos ne revient pas sur les pénalités : il répond au climat créé autour de leurs auteurs.
Le président a aussi relevé que la défiance ne venait pas d’un seul pays. Selon lui, des griefs semblables existent au Royaume-Uni et ailleurs. Cette observation ne résout pas les décisions discutées, mais elle rappelle pourquoi une accusation de partialité nationale réclame un niveau de preuve élevé.
Être sévère, mais juste
La formule de Ben Sulayem résume la tension inhérente à l’arbitrage : appliquer une règle peut conduire à une sanction lourde, surtout lorsqu’une zone de danger est signalée. L’équité ne signifie pas l’absence de pénalité ; elle suppose des critères identiques, une instruction fondée sur les éléments disponibles et une motivation compréhensible.
Les commissaires travaillent à partir des données, vidéos, chronométrages et informations transmises par la direction de course. Les participants disposent aussi de procédures prévues pour contester certaines décisions. C’est ce cadre, plutôt qu’une réaction immédiate sur les réseaux, qui permet de tester une décision de manière utile.
Former davantage de commissaires
Ben Sulayem a expliqué que la FIA développait des formations et demandait aux autorités sportives nationales de proposer des candidats. L’objectif annoncé est de faire tourner les commissaires et d’élargir le vivier. Ce point répond à un débat ancien sur la constance des panels, leur expérience et leur représentation géographique.
Former davantage d’officiels ne garantit pas qu’aucune décision ne sera discutée. Cela peut toutefois accroître les compétences disponibles et éviter que la crédibilité d’un système repose sur un nombre trop limité de personnes. La qualité de l’encadrement, la transparence des documents et la clarté des procédures sont complémentaires.
Rendre les décisions plus lisibles
La FIA a déjà choisi de publier des documents qui servent de guide aux commissaires, afin d’améliorer la compréhension des règles et de leur application. Notre source sur la publication de ces références décrit cette démarche. La transparence ne supprime pas les désaccords, mais elle permet de les ramener à des critères identifiables.
Dans le cas de Zandvoort, il faut distinguer deux débats : celui de la sanction sportive précise et celui de la protection des officiels. Le premier relève de l’analyse réglementaire. Le second concerne la sécurité et la dignité de personnes exposées publiquement.

La critique ne doit pas devenir du harcèlement
Ben Sulayem a replacé cette affaire dans la campagne contre les abus en ligne. Des menaces et messages haineux peuvent viser pilotes, journalistes et officiels. Les critiquer n’autorise jamais à les intimider, à exposer leurs proches ou à remettre en cause leur intégrité sans fondement.
Cette distinction protège également le débat sportif. Plus une discussion se fonde sur les faits, les règles et les décisions publiées, plus elle peut contribuer à une application cohérente. À l’inverse, les attaques personnelles ferment la possibilité d’un examen rationnel. Pour le contexte initial, lisez notre article sur les critiques après la pénalité de Colapinto.
Décision sportive et voies de recours
Une décision des commissaires n’échappe pas à toute discussion parce qu’elle est prise par des officiels. Les compétiteurs disposent de mécanismes prévus par les règlements pour demander une clarification, formuler une protestation ou, lorsque les conditions sont réunies, engager une procédure d’appel. Ces voies ont une valeur précisément parce qu’elles reposent sur des délais, des documents et des éléments vérifiables.
Cette distinction protège les deux parties du débat. Un pilote ou une équipe peut défendre sa lecture d’un incident sans exposer des personnes à des attaques. Les commissaires peuvent appliquer une règle stricte sans devoir faire face à une campagne personnelle. Le désaccord sportif devient alors une question de procédure et de preuve, plutôt qu’un concours de popularité.
La confiance ne suppose pas que chaque spectateur soit convaincu de chaque pénalité. Elle suppose que la méthode soit connue, que les décisions puissent être expliquées et que les responsables puissent travailler sans menace. C’est ce cadre que la FIA affirme vouloir renforcer par la formation, la rotation des officiels et une meilleure accessibilité de ses documents.
Décision sportive et voies de recours
Une décision des commissaires n’échappe pas à toute discussion parce qu’elle est prise par des officiels. Les compétiteurs disposent de mécanismes prévus par les règlements pour demander une clarification, formuler une protestation ou, lorsque les conditions sont réunies, engager une procédure d’appel. Ces voies ont une valeur précisément parce qu’elles reposent sur des délais, des documents et des éléments vérifiables.
Cette distinction protège les deux parties du débat. Un pilote ou une équipe peut défendre sa lecture d’un incident sans exposer des personnes à des attaques. Les commissaires peuvent appliquer une règle stricte sans devoir faire face à une campagne personnelle. Le désaccord sportif devient alors une question de procédure et de preuve, plutôt qu’un concours de popularité.
La confiance ne suppose pas que chaque spectateur soit convaincu de chaque pénalité. Elle suppose que la méthode soit connue, que les décisions puissent être expliquées et que les responsables puissent travailler sans menace. C’est ce cadre que la FIA affirme vouloir renforcer par la formation, la rotation des officiels et une meilleure accessibilité de ses documents.
La précision du vocabulaire compte donc. Dire qu’une sanction paraît disproportionnée, demander la publication d’un raisonnement ou comparer une décision à un précédent fait partie d’un débat normal. Affirmer qu’un panel agit contre un pilote, une équipe ou une nationalité demande en revanche des éléments probants. Sans eux, l’accusation nuit aux personnes visées comme à la possibilité d’analyser le sport avec sérieux.
Une archive sous licence explicite
Cette photographie de Mohammed Ben Sulayem date de 2024. Elle est utilisée comme portrait d’archive et non comme image de la prise de parole de Buenos Aires. Sa licence, son auteur et sa source sont affichés dans la légende.

La sélection de cette image repose sur une licence vérifiée ; elle ne provient pas de la galerie du média source.
Ce qu’il faut surveiller maintenant
Ben Sulayem a annoncé son intention de parler à Colapinto et de continuer le travail de formation. Les suites concrètes — échange, éventuelles précisions ou évolution des procédures — seront plus significatives qu’une lecture instantanée de la polémique. D’ici là, l’existence d’une contestation ne permet pas de conclure à une erreur ou à une partialité.
Le débat sur les commissaires restera légitime tant que les décisions de course auront des conséquences. Sa qualité dépendra de la capacité de tous les acteurs à documenter leurs désaccords sans mettre des individus en danger.
Questions fréquentes
Pourquoi Colapinto a-t-il été pénalisé ?
La sanction rapportée concernait un dépassement sous drapeaux jaunes à Zandvoort.
Ben Sulayem annule-t-il les pénalités ?
Non. Il a annoncé vouloir écouter Colapinto et a défendu l’équité des commissaires.
La FIA reconnaît-elle un parti pris ?
Non. Le président a contesté l’idée que la fédération agisse contre une nationalité.
À retenir
La défense des commissaires FIA par Ben Sulayem porte sur l’impartialité, la formation et la lutte contre le harcèlement. La décision de Zandvoort peut être discutée ; les accusations sans preuve et les attaques personnelles ne constituent pas un contrôle sportif. Les éléments factuels sont issus de Motorsport.com et de son article connexe sur la réponse de la FIA aux attaques en ligne.