Yuki Tsunoda et Red Bull : le pilote japonais décrit 2025 comme l’année la plus difficile de sa carrière, mais aussi comme celle qui l’a forcé à mieux comprendre sa manière de gérer la pression. Dans le podcast Beyond The Grid, il revient sur une saison passée aux côtés de Max Verstappen, sur l’épuisement qu’il a ressenti hors des circuits et sur les choix techniques qu’il ne referait pas.
Le récit de Tsunoda n’est pas celui d’un diagnostic ni d’une explication unique à ses résultats. C’est son témoignage sur une période sportive exigeante : une promotion en cours de saison, une monoplace qu’il connaissait peu, la comparaison permanente avec Verstappen et un calendrier qui lui laissait peu de temps pour retrouver de l’énergie. Son retour ponctuel chez Racing Bulls en 2026 lui permet aujourd’hui de mettre cette expérience en perspective.
Crédit de l’image mise en avant : photographie réelle de Yuki Tsunoda au volant de la Red Bull RB21 avant le Grand Prix d’Émilie-Romagne 2025, par Buczkowiak94 via Wikimedia Commons, sous CC BY 4.0, recadrée, redimensionnée et marquée du logo F1 Univers. La licence autorise le partage et l’adaptation avec attribution, lien de licence et indication de la modification.
Yuki Tsunoda et Red Bull : ce qu’il retient de 2025
Promu chez Red Bull à partir du Grand Prix du Japon 2025, Tsunoda avait remplacé Liam Lawson après deux manches. Il arrivait dans une RB21 qu’il n’avait pas pilotée avant ce changement, dans un contexte où plusieurs pilotes avaient déjà eu du mal à se rapprocher du niveau de Max Verstappen. La saison s’est achevée sans qu’il puisse conserver le baquet titulaire pour 2026.
Dans son échange avec le podcast officiel de la F1, Tsunoda explique avoir « énormément appris » de cette période. L’intérêt de son témoignage ne tient pas à une formule spectaculaire, mais au recul précis qu’il pose sur ses habitudes : comment il essayait habituellement de se réinitialiser entre deux courses, pourquoi cette méthode a cessé de fonctionner et comment la pression a fini par occuper tout l’espace.
Il rappelle aussi qu’il a donné tout ce qu’il pouvait dans une situation dont l’issue ne lui a pas convenu. Cette nuance est importante. Tsunoda ne dit pas que la difficulté explique tout ; il reconnaît une saison insuffisante au regard de son objectif, tout en distinguant les résultats, son travail et ce qu’il a compris de lui-même.
Une pression qui ne s’arrêtait plus au drapeau à damier
Selon Tsunoda, le problème s’est surtout accentué dans la seconde moitié de 2025. Il raconte qu’il se sentait épuisé au retour chez lui et qu’il ne retrouvait plus l’énergie que lui apportaient habituellement un bon repas, ses proches ou une activité qui lui plaisait. Les courses se succédaient, tandis que le calendrier restait très dense.
Le pilote explique avoir cherché des solutions avec l’aide de son entourage, notamment d’un psychologue et de son préparateur physique. Il ne s’agit pas d’en tirer un conseil médical général : le point éditorial est simplement de rapporter son propre constat. Dans sa situation, la récupération entre les week-ends ne produisait plus l’effet habituel, et il a identifié cette perte de plaisir comme un signal à prendre au sérieux.
Cette partie de son récit donne une profondeur différente à la formule « deuxième baquet Red Bull ». Les écarts de performance se lisent dans les feuilles de temps, mais l’expérience d’un pilote se joue aussi dans l’accumulation des séances, des attentes et des comparaisons. Tsunoda ne prétend pas parler pour tous ses prédécesseurs ; il décrit ce qu’il a vécu lui-même.

La leçon technique : ne pas copier le réglage de Verstappen
Le retour de Tsunoda contient aussi un enseignement de pilotage. Dans l’interview de F1.com, il dit avoir d’abord envisagé de se rapprocher du style de Max Verstappen, puis avoir conclu que son plus grand tort avait été de chercher à reproduire les réglages de son équipier. Pour lui, les données ne montraient pas nécessairement un écart qui justifiait de renier ses propres repères.
La distinction entre style de conduite et réglage est utile. Un pilote peut observer un autre pilote, apprendre de ses trajectoires ou de ses phases de freinage, sans pour autant pouvoir transposer son équilibre de voiture. Une Formule 1 est un compromis : le comportement recherché à l’entrée, au milieu et à la sortie d’un virage dépend aussi de la manière dont le pilote construit son tour.
Cette analyse n’exonère pas Tsunoda de ses résultats de 2025 ; elle explique plutôt la correction qu’il apporterait à sa méthode. Au lieu de prendre le réglage de Verstappen comme destination, il veut conserver son propre point de départ et utiliser la comparaison comme information. C’est une leçon crédible parce qu’elle vient du pilote et qu’elle ne prétend pas offrir une recette universelle.
Ce que la comparaison avec un champion peut apprendre
Rouler aux côtés d’un champion du monde donne accès à une référence extrêmement exigeante. Cela peut accélérer l’apprentissage, mais aussi pousser à confondre l’observation et l’imitation. Tsunoda dit avoir appris de Verstappen, tout en comprenant qu’il devait préserver ce qui rendait son propre pilotage cohérent.
Pour le lecteur, l’idée essentielle est donc plus simple que le mythe d’un volant « impossible ». Une équipe doit fournir des outils et du temps d’adaptation ; un pilote doit trouver une direction technique qui lui permet d’attaquer sans perdre ses repères. Les deux dimensions peuvent coexister, sans réduire l’histoire à un seul responsable.
Le retour chez Racing Bulls en 2026 change le cadre
Après avoir perdu son poste de titulaire, Tsunoda a commencé 2026 comme pilote d’essais et de réserve pour Red Bull et Racing Bulls. Son retour en course s’est produit lorsque Liam Lawson a été appelé à remplacer Isack Hadjar, indisponible sur blessure, chez Red Bull. À Zandvoort, il a repris le volant de Racing Bulls avec une préparation réduite et sans avoir roulé dans la génération 2026 avant le week-end.
Ce contexte rend sa prise de parole actuelle plus intéressante. Tsunoda explique ne plus ressentir la même pression paralysante lorsqu’il se retrouve face à une situation imprévue. Il a notamment marqué un point au Grand Prix d’Italie, sans que cela suffise à préjuger de ses perspectives pour la saison suivante. Le bénéfice est d’abord un changement de regard sur l’urgence et l’inconnu.
Son avenir de titulaire n’est pas tranché par ces quelques apparitions. En revanche, ce retour lui offre une occasion très concrète de montrer ce qu’il sait faire dans un environnement différent. Notre rubrique Pilotes suit également les trajectoires et les choix qui façonnent la grille de Formule 1.

Le bilan de Yuki Tsunoda et Red Bull en 2025 reste donc double : une saison sportive difficile, et une expérience dont le pilote dit tirer des repères plus clairs pour la suite.
Les repères à retenir
- Yuki Tsunoda décrit 2025 chez Red Bull comme l’année la plus difficile de sa carrière.
- Il distingue son vécu personnel de toute explication générale sur les performances.
- Il identifie la copie des réglages de Max Verstappen comme une erreur de méthode.
- Son rôle de réserviste lui a offert un retour ponctuel chez Racing Bulls en 2026.
- Les courses de remplacement ne permettent pas, à elles seules, de conclure sur son avenir.
Sources et droits des visuels
Le témoignage de Tsunoda sur 2025, son épuisement ressenti et son retour en course est rapporté par Motorsport.com et par le podcast officiel Beyond The Grid. Son analyse sur les réglages et son bilan de 2025 sont détaillés par F1.com. Le contexte de son retour à Racing Bulls est confirmé par Formula 1.
L’image mise en avant est une photographie réelle de Buczkowiak94 sur Wikimedia Commons, sous CC BY 4.0, recadrée, redimensionnée et marquée du logo F1 Univers. La photo complémentaire est une photographie réelle de Eustace Bagge sur Wikimedia Commons, sous CC BY 4.0, recadrée, redimensionnée et marquée du logo F1 Univers. Le troisième visuel est une création éditoriale générée par IA pour F1 Univers : son casque, son garage et sa scène sont fictifs.