Piastri vit un Grand Prix de Grande-Bretagne compliqué
Le Grand Prix de Grande-Bretagne n’a pas tourné en faveur d’Oscar Piastri. Le pilote McLaren a vu sa course être compromise dès le premier tour après un contact qui a endommagé son aileron avant, l’obligeant à effectuer un arrêt prématuré aux stands.
Reparti en fond de peloton, l’Australien a tenté de remonter au classement tout au long de la course. Malgré plusieurs dépassements et quelques abandons devant lui, il a finalement terminé aux portes des points, frustré par une épreuve qu’il juge particulièrement chaotique.
Les nouvelles F1 2026 compliquent les batailles en piste
Au-delà de son résultat, Oscar Piastri a surtout attiré l’attention sur le comportement des monoplaces de la génération 2026.
Selon lui, la gestion de l’énergie électrique influence désormais énormément les duels en piste. Les pilotes doivent constamment choisir entre utiliser leur batterie pour attaquer ou la conserver pour se défendre quelques instants plus tard.
Cette situation crée des écarts de vitesse très importants d’une voiture à l’autre, parfois en l’espace de quelques secondes seulement, rendant les dépassements beaucoup moins naturels qu’auparavant.

Une gestion de l’énergie devenue déterminante
Avec la réglementation actuelle, les pilotes ne disposent pas en permanence de toute la puissance de leur monoplace.
Selon la manière dont chacun choisit d’utiliser ou d’économiser son énergie électrique, une voiture peut soudainement disposer d’un avantage important en ligne droite, avant de perdre cet avantage quelques centaines de mètres plus loin lorsque la batterie est vide.
Pour Oscar Piastri, cette alternance permanente entre phases d’attaque et de récupération transforme certaines courses en véritable casse-tête stratégique.
Le pilote australien estime que les différences de vitesse ne reflètent plus uniquement les performances des voitures, mais également les choix énergétiques effectués quelques virages auparavant.
Silverstone met en évidence les limites du système
Le tracé de Silverstone semble accentuer encore davantage ce phénomène.
Avec ses longues phases d’accélération et ses nombreuses portions rapides, le circuit britannique sollicite fortement les batteries des monoplaces.
Piastri explique qu’une fois une partie de l’énergie consommée, les écarts de puissance deviennent immédiatement perceptibles. Les pilotes peuvent alors perdre de précieuses secondes simplement parce qu’ils ne disposent plus d’assez d’énergie pour défendre leur position.
Selon lui, cette situation rend les batailles beaucoup plus imprévisibles et parfois frustrantes.

Spa-Francorchamps et Monza inquiètent déjà les pilotes
Pour Oscar Piastri, les difficultés observées à Silverstone risquent d’être encore plus marquées sur deux circuits emblématiques du calendrier : Spa-Francorchamps et Monza.
Ces deux tracés sont réputés pour leurs longues lignes droites et leurs zones de pleine charge, où la gestion de l’énergie jouera un rôle encore plus important.
Le pilote McLaren craint que les dépassements deviennent davantage une question de batterie disponible que de performance pure ou de talent au freinage.
Cette perspective explique pourquoi il estime que les prochaines courses sur ces circuits pourraient être particulièrement compliquées à suivre, aussi bien pour les pilotes que pour les spectateurs.
Des dépassements parfois dictés par la batterie
Oscar Piastri estime que certaines manœuvres perdent aujourd’hui une partie de leur intérêt.
Lorsqu’un pilote utilise une grande quantité d’énergie pour dépasser un concurrent, il peut rapidement se retrouver sans ressources quelques instants plus tard et subir immédiatement une contre-attaque.
Dans certains cas, dépasser trop tôt peut même devenir un désavantage stratégique.
Cette situation pousse les pilotes à réfléchir en permanence au meilleur moment pour attaquer, quitte à renoncer à certaines opportunités afin de préserver suffisamment d’énergie pour les tours suivants.
Le bouton Boost ajoute une difficulté supplémentaire
Le système de boost introduit avec les nouvelles réglementations complique encore davantage les stratégies.
Piastri explique qu’il faut souvent décider très tôt s’il est nécessaire d’utiliser cette puissance supplémentaire. Une mauvaise anticipation peut conduire à gaspiller une quantité importante d’énergie sans obtenir le moindre bénéfice.
Selon lui, le résultat dépend parfois davantage des circonstances que du pilotage lui-même.
Le pilote australien compare cette situation à un véritable jeu de hasard, où une décision prise quelques secondes trop tôt ou trop tard peut complètement modifier l’issue d’un duel.
Un sujet qui pourrait faire évoluer la réglementation
Les remarques formulées par Oscar Piastri rejoignent celles exprimées ces dernières semaines par plusieurs pilotes et responsables d’équipes.
Face aux critiques concernant la gestion énergétique des F1 2026, la FIA étudie déjà différentes pistes d’amélioration pour les prochaines saisons.
L’objectif serait de réduire l’impact de la batterie dans les phases de dépassement afin de redonner davantage d’importance au pilotage, tout en conservant les avancées technologiques introduites avec les nouvelles motorisations.
Les prochaines courses à Spa-Francorchamps et Monza permettront d’évaluer si les inquiétudes de Piastri se confirment et pourraient accélérer les discussions sur de futurs ajustements réglementaires.