
Isack Hadjar abordera le Grand Prix de Belgique 2026 avec un handicap majeur. En raison de plusieurs changements prévus sur l’unité de puissance de sa Red Bull, le Français s’attend à être relégué tout au fond de la grille de départ à Spa-Francorchamps.
Le pilote français a confirmé la situation jeudi au micro de Canal+, avant le début des essais libres. Il anticipe même un départ depuis la 22e position, ce qui modifiera profondément ses priorités pour l’ensemble du week-end belge.
Des changements moteur aux lourdes conséquences
Red Bull a choisi de remplacer plusieurs éléments de l’unité de puissance installée dans la monoplace d’Isack Hadjar. Le nombre de composants utilisés dépassant les quotas autorisés au cours d’une saison, le Français devra subir les pénalités prévues par le règlement sportif.
La composition exacte de la grille dépendra encore des qualifications et des éventuelles autres sanctions, mais Hadjar sait déjà qu’un bon résultat le samedi ne lui permettra pas de conserver sa position. Dans ce contexte, rechercher exclusivement la performance sur un tour perd une partie de son intérêt.
Cette décision peut néanmoins répondre à une logique stratégique. En acceptant une pénalité à Spa, Red Bull offre à Hadjar des composants plus récents pour la suite de la saison tout en choisissant un circuit où une remontée reste davantage envisageable que sur certaines pistes plus étroites.

Une préparation entièrement tournée vers la course
Hadjar prévoit désormais de concentrer son travail sur les longs relais, la gestion des pneus et l’efficacité de sa monoplace en trafic. Les réglages pourraient ainsi être orientés vers la course plutôt que vers une recherche absolue de vitesse en qualifications.
« L’objectif sera de nous concentrer sur le rythme de course », a expliqué le Français. Il estime disposer d’une voiture suffisamment performante pour gagner des positions dimanche et espère profiter des possibilités offertes par Spa-Francorchamps.
Cette approche demandera toutefois un équilibre délicat. Une configuration favorisant la vitesse de pointe peut faciliter les dépassements dans la longue ligne droite de Kemmel, mais elle ne doit pas trop pénaliser la Red Bull dans les portions rapides et techniques du deuxième secteur.
Spa offre des possibilités, mais aucune garantie
Avec ses longues lignes droites, ses importantes zones de freinage et les effets de l’aspiration, Spa-Francorchamps fait partie des circuits où les dépassements sont généralement possibles. Une bonne vitesse de pointe permettra à Hadjar de progresser, notamment à l’approche des Combes.
Partir au fond du peloton reste cependant un exercice risqué. Le Français devra éviter les incidents du premier tour, gérer le trafic et préserver ses pneumatiques tout en attaquant suffisamment tôt pour se rapprocher de la zone des points.
La stratégie pourrait également jouer un rôle déterminant. Un décalage dans le choix des pneus, un arrêt effectué au bon moment ou une neutralisation peuvent rapidement modifier la hiérarchie sur un circuit aussi long. Les conditions météorologiques changeantes de Spa constituent une autre variable susceptible d’ouvrir le jeu.
Une série de résultats à défendre pour Hadjar
Cette pénalité intervient alors qu’Isack Hadjar traverse une période particulièrement solide. Le pilote Red Bull reste sur cinq arrivées consécutives dans le top 6, au Canada, à Monaco, à Barcelone, en Autriche et en Grande-Bretagne, selon ses résultats officiels pour la saison 2026.
Cette régularité renforce l’importance de limiter les dégâts en Belgique. Un nouveau top 6 constituerait une performance remarquable depuis le fond de grille, mais une arrivée dans les points représenterait déjà un résultat précieux compte tenu de sa position de départ attendue.
Le week-end permettra aussi d’évaluer la capacité du Français à construire une remontée patiente. À Spa, vouloir récupérer trop de places dès les premiers kilomètres peut rapidement compromettre toute la course. Hadjar devra combiner agressivité, gestion et lecture stratégique.
Lando Norris également pénalisé en Belgique
Hadjar ne sera pas le seul pilote à subir une sanction liée à son unité de puissance. Lando Norris recevra une pénalité de dix places après l’installation d’une quatrième unité électronique de puissance sur sa McLaren, comme l’a confirmé la Formule 1.
La présence de plusieurs voitures rapides plus loin que prévu pourrait rendre la course particulièrement animée. Pour Hadjar, la mission sera claire : exploiter le potentiel de sa Red Bull, éviter les pièges du peloton et transformer un week-end compromis sur le papier en opération de limitation des dégâts.