La FIA ne prévoit pas d’interdire les algorithmes auto-apprenants utilisés dans la gestion de l’énergie des unités de puissance F1. Pour Nikolas Tombazis, cette interdiction rendrait le phénomène de clipping encore plus visible et confierait une charge trop complexe au pilote.
Des algorithmes, pas une IA au sens courant
Ces systèmes peuvent s’adapter d’un tour à l’autre, voire pendant un tour, en fonction de la gestion de l’énergie. Ils ne relèvent pas de l’intelligence artificielle au sens large, mais d’outils de calcul capables d’ajuster une stratégie de déploiement.
Pourquoi le pilote ne peut pas tout gérer seul
Les algorithmes dépendent des actions du pilote, mais aussi de paramètres externes comme le vent et l’adhérence. Tombazis estime qu’un humain ne peut pas arbitrer rationnellement l’ensemble des contraintes d’énergie, d’état de charge et de récupération.
Le risque d’un clipping accentué
Avec une commande purement manuelle, un pilote pourrait dépenser son énergie électrique très tôt à la sortie d’un virage. Il n’en aurait alors plus sur une partie de la ligne droite, ce qui accentuerait le clipping que les pilotes dénoncent déjà.
Les explications de Nikolas Tombazis sur les algorithmes moteur.