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Moteur Ferrari Monza 2026 : la nouvelle spécification est assemblée pour Charles Leclerc et Lewis Hamilton, mais son utilisation lors du Grand Prix d’Italie n’est pas encore confirmée. La Scuderia doit attendre la dernière validation d’endurance avant de décider si les deux unités seront montées dans les SF-26.
Cette évolution est souvent appelée « ADUO 2 », car elle correspond à la deuxième homologation supplémentaire accordée à Ferrari pour 2026. Elle ne provient pas d’un nouveau droit attribué après la deuxième période d’analyse : la FIA n’a accordé aucune homologation supplémentaire lors de cette fenêtre. Ferrari exploite toujours les deux possibilités obtenues après la première évaluation.
Moteur Ferrari Monza 2026 : deux unités assemblées
Selon Motorsport.com France, Maranello a terminé l’assemblage de deux moteurs destinés à Leclerc et Hamilton. La décision finale doit intervenir à la fin de la semaine, au moment où les composants expédiés vers Monza recevront leur approbation.
Ferrari a déjà utilisé une première opportunité ADUO au Grand Prix d’Autriche. L’équipe avait alors présenté cette évolution comme une étape limitée, incapable de bouleverser seule la hiérarchie. Le projet destiné à Monza apparaît plus ambitieux, mais il reste soumis aux mêmes exigences d’homologation, de fiabilité et de disponibilité pour les équipes clientes.
Le contexte réglementaire a été précisé par la FIA : le moteur thermique Ferrari se situait à plus de 4 % de la référence lors de la première période, donnant droit à deux homologations supplémentaires en 2026 et deux autres en 2027. Notre récapitulatif des résultats ADUO 2026 détaille les droits accordés à chaque motoriste.
La validation d’endurance reste décisive
Un moteur prêt à être assemblé n’est pas automatiquement prêt à courir. Le programme de validation doit reproduire au banc une durée équivalente à au moins six Grands Prix sans problème de fiabilité, d’après les informations rapportées. La fermeture estivale de l’usine a aussi allongé le calendrier des essais.
Si une anomalie impose une modification, le processus d’approbation doit être interrompu puis repris. Cette contrainte explique pourquoi Ferrari conserve une marge jusqu’aux derniers jours précédant l’expédition. Le choix ne dépend donc pas uniquement du gain de performance attendu, mais de la confiance dans la durée de vie du matériel.
La prudence est d’autant plus importante que les quotas et les pénalités sportives restent distincts de l’autorisation de modifier une spécification. Introduire une évolution homologuée ne dispense pas une équipe de gérer le nombre d’éléments utilisés au cours de la saison.

Ce que doit apporter l’ADUO 2
Le projet est présenté comme une évolution du V6 067/6 avec un turbocompresseur revu et des modifications de la chambre de combustion. Un carburant Shell adapté à cette spécification doit également être introduit à Monza. Ces éléments doivent fonctionner ensemble : l’objectif ne se limite pas à augmenter la puissance maximale, mais aussi à modifier la courbe de délivrance et l’efficacité globale.
Motorsport.com évoque un gain attendu d’environ 15 chevaux, ainsi qu’une amélioration de la phase de recharge hybride. Ce chiffre demeure une estimation rapportée, sans confirmation officielle publique de Ferrari. Il ne peut pas être converti automatiquement en temps au tour, car le résultat dépendra de l’exploitation, des réglages et des conditions de piste.
Le terme ADUO peut prêter à confusion. La FIA mesure le retard du moteur thermique, mais les modifications autorisées peuvent toucher plusieurs composants de l’unité de puissance, dont le turbo, certains éléments électriques, le MGU-K, l’électronique de contrôle ou les systèmes de refroidissement prévus par le règlement.
Pourquoi Monza est un test sévère
Les longues accélérations de Monza placent la puissance thermique au premier plan. Dans le même temps, les occasions de récupérer de l’énergie sont moins nombreuses que sur un circuit composé de freinages rapprochés. La qualité de la recharge et du déploiement électrique peut donc modifier la performance sur l’ensemble d’une ligne droite.
Une courbe de puissance plus exploitable pourrait aider Ferrari à rapprocher son moteur de Mercedes tout en évitant un déficit trop marqué à la fin des longues phases d’accélération. Mais Monza mettra aussi en évidence les limites aérodynamiques et mécaniques de la SF-26 ; le moteur ne sera qu’une partie de l’équation.

Un gain qui ne garantit pas la victoire
Même si la validation est obtenue, Ferrari n’aborde pas automatiquement son Grand Prix à domicile en favorite. Les caractéristiques annoncées de la voiture et la forme de Mercedes imposent de mesurer les attentes. La priorité réaliste serait de réduire l’écart en qualifications et de mieux défendre la performance sur les longues lignes droites.
Le week-end sera également marqué par la livrée hommage à Michael Schumacher. Cette dimension symbolique ne change pas le calendrier technique : l’équipe ne montera la nouvelle spécification que si les essais d’endurance et l’approbation finale offrent un niveau de confiance suffisant.
Ce qu’il faut retenir
Le moteur Ferrari Monza 2026 est assemblé pour Leclerc et Hamilton, mais son engagement reste conditionnel. Ferrari attend le feu vert de la validation d’endurance. Le turbo, la combustion et le carburant doivent évoluer, avec un gain d’environ 15 chevaux rapporté mais non confirmé officiellement. La décision finale est attendue avant l’expédition des pièces vers le Grand Prix d’Italie.
Sources : Motorsport.com France, Motorsport.com, Formula1.com, FIA et guide ADUO de la FIA.