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Le nouveau moteur Ferrari à Monza est désormais confirmé. Après avoir achevé son programme de validation au banc, la Scuderia a décidé d’installer la spécification ADUO2 dans les monoplaces de Charles Leclerc et Lewis Hamilton pour le Grand Prix d’Italie 2026.
Les deux pilotes utiliseront leur quatrième moteur à combustion interne de la saison. Ils restent ainsi dans leur allocation réglementaire et ne doivent pas recevoir de pénalité sur la grille. Cette précision distingue leur situation de celle de Kimi Antonelli, annoncé avec une cinquième unité Mercedes et donc au-delà de son quota.
Le gain d’environ 15 chevaux évoqué autour du moteur Ferrari 067/7 demeure une estimation rapportée, pas une mesure officielle rendue publique par l’équipe ou la FIA. Il résulterait de plusieurs évolutions mécaniques combinées à un carburant Shell adapté, avec un objectif qui dépasse la seule puissance maximale : améliorer aussi la courbe de couple et la gestion de l’énergie hybride.
Le nouveau moteur Ferrari à Monza validé au banc
Deux jours auparavant, le lancement à Monza restait conditionné à la fin des tests de fiabilité. Notre article sur la préparation du moteur Ferrari ADUO2 expliquait pourquoi la trêve estivale et les limites d’utilisation des bancs avaient ralenti cette validation.
Le département moteur dirigé par Enrico Gualtieri a maintenant donné son accord. Selon les informations de Motorsport.com, le nouveau groupe propulseur a atteint le niveau d’endurance requis après plusieurs cycles au banc. Ferrari peut donc l’intégrer à son parc de moteurs pour le rendez-vous italien.
Cette étape ne garantit pas l’absence de problème en piste. Les sollicitations thermiques, les vibrations et les transitions entre puissance thermique et électrique ne sont jamais reproduites parfaitement en laboratoire. Elle signifie néanmoins que la Scuderia considère le risque suffisamment maîtrisé pour utiliser l’évolution devant les Tifosi.
Nouveau moteur Ferrari à Monza : ce qui change
La nouvelle spécification est désignée 067/7 dans sa configuration ADUO2. D’après les éléments techniques disponibles, Ferrari a travaillé sur la chambre de combustion et sur le turbocompresseur. Le diamètre du turbo resterait inchangé, mais la géométrie interne évoluerait avec une inclinaison et un nombre de pales différents dans la volute.
Le carburant développé par Shell Global Solutions fait partie du même ensemble de performance. Une densité énergétique plus favorable et une combustion mieux adaptée peuvent apporter un gain sans que celui-ci provienne d’une seule pièce spectaculaire. L’efficacité recherchée naît de l’association entre carburant, chambre de combustion, turbo et réglages.
Ferrari aurait aussi modifié la délivrance du couple afin de mieux répartir l’énergie électrique. Sur une F1 2026, l’ICE ne travaille pas isolément : la manière dont le V6 alimente la vitesse et permet de gérer la recharge du système hybride compte autant que le chiffre de puissance instantanée.

Pourquoi le mécanisme ADUO autorise cette évolution
ADUO signifie « Additional Development and Upgrade Opportunities », soit des possibilités supplémentaires de développement et d’évolution. Le mécanisme instauré en 2026 permet à un motoriste dont l’ICE se situe au moins 2 % derrière la référence d’obtenir une marge de développement et une homologation supplémentaire.
La FIA précise que son indice s’appuie notamment sur le couple à l’arbre d’entrée, le régime moteur, la puissance du MGU-K et une pondération liée à la sensibilité du temps au tour. L’évaluation porte sur l’ICE, pas sur la performance complète de l’unité de puissance, puisque l’ERS joue lui aussi un rôle déterminant.
Ce système n’est pas une balance de performance. La FIA n’accorde ni puissance garantie ni avantage direct en piste : elle ouvre une possibilité réglementaire et budgétaire que le constructeur doit convertir en progrès par son propre travail. Notre analyse des résultats ADUO 2026 publiés par la FIA détaille les critères appliqués aux motoristes.
Pourquoi Leclerc et Hamilton évitent une pénalité
Le règlement sportif FIA 2026 fixe un quota de base de trois moteurs à combustion interne par pilote et prévoit une unité supplémentaire pour la saison 2026. Le plafond utilisable sans sanction atteint donc quatre ICE pour Leclerc comme pour Hamilton.
Le nouveau moteur Ferrari à Monza sera précisément leur quatrième bloc. Son introduction ne suffit donc pas à déclencher une sanction. Une pénalité de dix places s’applique lors de la première utilisation d’un élément supplémentaire au-delà du nombre autorisé, puis cinq places lors des dépassements suivants du même type.
Le terme « nouveau moteur » peut ainsi prêter à confusion. Il décrit ici à la fois une spécification technique évoluée et une nouvelle unité physique intégrée au parc de chaque pilote. Ferrari a homologué son évolution dans le cadre permis par l’ADUO et choisit de l’introduire sans dépasser le quota sportif.
Antonelli se trouve dans un scénario différent. Son cinquième moteur Mercedes excède l’allocation et entraîne une pénalité. La comparaison illustre que le statut d’une évolution et le nombre d’unités déjà utilisées sont deux questions distinctes.
Nouveau moteur Ferrari à Monza : un test révélateur
Monza impose de longues périodes à pleine charge et une configuration aérodynamique à très faible traînée. La vitesse de pointe y est essentielle, mais la recharge et le déploiement électrique sur l’ensemble du tour peuvent aussi créer des écarts importants. Une meilleure courbe de couple doit aider Ferrari à exploiter plus régulièrement son énergie disponible.
La SF-26 recevra des réglages spécifiques de faible appui. Les évolutions de fond plat et de diffuseur introduites à Zandvoort pourront contribuer à l’équilibre, mais leur efficacité dépendra de la capacité de la voiture à conserver de la stabilité dans les freinages et les chicanes avec des ailes très déchargées.
Le chiffre annoncé de 15 chevaux ne se traduira donc pas mécaniquement par un gain fixe au tour. La traînée, la température, le niveau de charge de la batterie, les réglages et l’aspiration influenceront les vitesses mesurées. Les comparaisons les plus utiles devront réunir des conditions de piste et des modes moteur comparables.

Un gain estimé, pas une promesse de victoire
Les estimations rapportées évoquent environ 15 chevaux supplémentaires en tenant compte du moteur et du carburant. Elles suggèrent que Ferrari pourrait réduire une partie de son retard sur le Mercedes M17 E Performance. Aucune donnée publique ne permet cependant de garantir l’ampleur exacte du gain sur la piste.
Monza n’est pas présenté comme un circuit naturellement favorable à toutes les qualités de la SF-26. La Scuderia espère surtout se rapprocher de Mercedes en qualifications et disposer d’une meilleure réserve d’énergie dans les phases décisives du tour. Une évolution moteur ne corrige pas à elle seule le comportement du châssis ou l’efficacité des pneus.
Le week-end comportera trois séances d’essais libres, sans Sprint. Ferrari disposera donc de davantage de temps pour contrôler les températures, calibrer les stratégies de déploiement et comparer les réglages aérodynamiques avant les qualifications.
Ferrari doit réduire un écart de 87 points
Après le Grand Prix des Pays-Bas, Mercedes compte 425 points au championnat des constructeurs contre 338 pour Ferrari, soit 87 unités d’avance. La Scuderia a déjà gagné en 2026 avec Hamilton à Barcelone et Leclerc à Silverstone, mais elle doit désormais marquer plus régulièrement que son adversaire pour entretenir ses chances.
L’arrivée du moteur 067/7 place donc Monza au croisement de trois enjeux : la validation technique de l’ADUO2, la course à domicile et la nécessité de reprendre des points. Le choix d’équiper simultanément les deux voitures doit aussi donner aux ingénieurs une base de comparaison plus large pendant les essais.
La présentation sera renforcée par une livrée spéciale évoquant les débuts de Michael Schumacher avec la Scuderia en 1996. Cet hommage, détaillé dans notre article sur la livrée Ferrari prévue à Monza, reste évidemment distinct des évolutions mécaniques et aérodynamiques.
Ce qu’il faudra surveiller en piste
Les premières séances permettront de vérifier la fiabilité, la vitesse de pointe et la régularité du déploiement électrique. Les chronos bruts ne suffiront pas : charges en carburant, pneumatiques et programmes de travail devront être pris en compte avant de juger le nouveau moteur Ferrari à Monza.
Le nouveau moteur Ferrari à Monza sera particulièrement instructif face aux Mercedes dans les longues accélérations. La Scuderia cherchera aussi à confirmer que la nouvelle délivrance du couple ne dégrade pas la motricité à la sortie des chicanes ni la gestion thermique sur les relais prolongés.
Enfin, l’absence de pénalité offre à Leclerc et Hamilton la possibilité de défendre leur position en qualifications sans devoir préparer une remontée depuis le fond de grille. Cet avantage sportif est certain ; le bénéfice chronométrique de l’ADUO2 devra, lui, être démontré.
Ce qu’il faut retenir
Le nouveau moteur Ferrari à Monza a reçu son feu vert après la validation d’endurance. Leclerc et Hamilton utiliseront chacun leur quatrième ICE, ce qui reste dans le quota 2026 et n’entraîne aucune pénalité. La spécification 067/7 ADUO2 combine des évolutions de combustion et de turbo avec un carburant Shell adapté.
Le gain proche de 15 chevaux demeure une estimation. L’objectif réel concerne aussi la courbe de couple et la répartition de l’énergie électrique. Monza donnera une première indication, mais seul un examen des données en conditions comparables permettra d’évaluer la progression face à Mercedes.
Sources : Motorsport.com, présentation officielle du mécanisme ADUO par la FIA, règlement sportif FIA 2026, édition du 5 août et classement des constructeurs Formula1.com.