Ecclestone valide le projet de Mohammed Ben Sulayem
Présent dans le paddock du Grand Prix d’Autriche à 96 ans, Bernie Ecclestone a affiché son soutien au président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, concernant l’avenir des motorisations en Formule 1. L’ancien patron de la discipline estime que le projet visant à réintroduire des moteurs atmosphériques à partir de 2030 ou 2031 va dans la bonne direction.
Selon Ecclestone, un retour à des moteurs V8, V10 ou même V12 permettrait de redonner à la Formule 1 une partie de son identité historique, tout en profitant des avancées réalisées dans le domaine des carburants durables.
Une Formule 1 plus spectaculaire
Depuis plusieurs années, le débat autour des motorisations anime le paddock. Si les unités de puissance hybrides actuelles sont saluées pour leur efficacité énergétique, elles sont régulièrement critiquées pour leur complexité, leur coût de développement et leur sonorité jugée moins spectaculaire que celle des anciens moteurs atmosphériques.
Bernie Ecclestone fait partie des défenseurs d’un retour à des moteurs plus simples, plus puissants et plus bruyants. À ses yeux, la Formule 1 doit avant tout offrir un spectacle capable de faire vibrer les supporters, tout en restant technologiquement pertinente.
Un soutien total au président de la FIA
L’ancien dirigeant britannique a également pris la défense de Mohammed Ben Sulayem, régulièrement critiqué depuis son arrivée à la tête de la FIA.
Ecclestone considère que le président de la Fédération Internationale de l’Automobile gère une période particulièrement complexe pour le championnat. Selon lui, les décisions prises ces dernières années visent à moderniser la discipline tout en maintenant un équilibre entre les intérêts des équipes, des constructeurs et des fans.
Il estime d’ailleurs que peu de décisions prises jusqu’à présent méritent d’être remises en question et encourage la FIA à poursuivre sa réflexion sur l’avenir des moteurs de Formule 1.
Les critiques contre les moteurs hybrides ne datent pas d’hier
Ce n’est pas la première fois que Bernie Ecclestone exprime son opposition aux moteurs hybrides.
Déjà lors de leur introduction en 2014, il estimait que la Formule 1 perdait une partie de son ADN. Avec les règlements techniques de 2026, qui accordent une place encore plus importante à l’énergie électrique, le débat est revenu au premier plan.
Plusieurs pilotes, dont Max Verstappen, ont récemment exprimé leurs réserves concernant l’équilibre entre la puissance thermique et la puissance électrique, jugeant que la gestion de l’énergie prend parfois trop d’importance par rapport au pilotage pur.

La FIA ajuste déjà les règlements
Face aux remarques des pilotes et des équipes, la FIA a déjà annoncé plusieurs ajustements qui entreront en vigueur dès 2027.
L’objectif est de réduire l’impact de la gestion énergétique tout en augmentant la part de puissance délivrée par le moteur thermique, afin d’offrir des voitures plus agréables à piloter et des courses plus spectaculaires.
Ces évolutions montrent que les instances dirigeantes restent à l’écoute des différents acteurs du championnat, même si le débat sur l’avenir des moteurs est loin d’être terminé.
Les constructeurs accepteront-ils un tel changement ?
L’une des principales interrogations concerne désormais les motoristes.
Audi et Honda, notamment, ont rejoint ou poursuivi leur engagement en Formule 1 en grande partie grâce aux règlements techniques actuels, fortement orientés vers l’hybridation et l’efficacité énergétique.
Pour certains observateurs, un retour à des moteurs atmosphériques pourrait remettre en question l’intérêt de certains constructeurs. Bernie Ecclestone ne partage toutefois pas cette inquiétude.
Selon lui, les grands groupes automobiles sauront s’adapter si la Formule 1 décide de changer de direction. Il estime que si une nouvelle réglementation apporte un meilleur spectacle tout en restant économiquement viable, les constructeurs finiront par suivre cette évolution.
Le débat sur les moteurs est relancé
Alors que les nouvelles réglementations moteur viennent tout juste d’entrer en vigueur en 2026, les discussions autour de l’après-2030 occupent déjà une place importante dans le paddock.
Entre la volonté de préserver l’innovation technologique, la réduction des coûts et les attentes des fans en matière de spectacle, la FIA devra trouver un équilibre délicat.
Le soutien affiché par Bernie Ecclestone renforce en tout cas la crédibilité du projet défendu par Mohammed Ben Sulayem. Même si aucune décision définitive n’a encore été prise, le retour d’un moteur V8 atmosphérique apparaît aujourd’hui comme une possibilité de plus en plus sérieusement étudiée pour l’avenir de la Formule 1.